Place des terrasses

Place des terrasses, 49430 DURTAL

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Programme

La commune de Durtal a lancé le réaménagement de la place des terrasses. Cette place est un lieu emblématique car elle est étroitement liée au château, point d’origine de la commune.
Cependant, elle ne remplie pas totalement cette fonction car sa configuration actuelle est austère et n’invite pas à la déambulation sur un site, pourtant remarquable.
Même si de grandes manifestations s’y déroulent pour le plaisir de tous (foire à la brocante, concerts, marchés …) le quotidien n’offre au Durtalois qu’une vaste esplanade couverte d’enrobé peu propice au repos ou à la promenade.

Le programme défini cadre ainsi le futur projet :

  • Définir un projet favorisant le lien piéton entre la place des terrasses et la place de l’église.
  • Maintenir les activités ponctuelles de grande envergure.
  • Végétaliser au maximum cette place pour lui redonner un cachet (villes et villages fleuris) tout en tenant compte des capacités d’entretien de la ville dans le cadre d’une gestion différenciée.
  • Maintenir le maximum de stationnement
  • Réduire les vitesses de la circulation automobile.
  • Prévoir une fontaine pour la mise en valeur de la place.
  • S’incrire dans les exigences liées au périmètre des monuments historiques.

Le périmètre opérationnel défini par les élus part de la porte Verron, s’arrête à la porte du mail, comprend l’amorce de la rue de l’échelle.

Concepteurs

  • Atelier Horizons Paysagistes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Durtal

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2018

Surface(s)

1 721,5 m2

Coûts

1 700 000 € HT (valeur 2018)

Documents

La place des terrasses à Durtal est un lieu emblématique car elle est étroitement liée au château, point d’origine de la commune. Cependant, celle-ci ne remplissait pas totalement cette fonction car sa configuration initiale était austère et n’invitait pas à la déambulation sur un site pourtant remarquable. Même si de grandes manifestations s’y déroulent pour le plaisir de tous (foire à la brocante, concerts, marchés…), le quotidien n’offre au Durtalois qu’une vaste esplanade couverte d’enrobé peu propice au repos ou à la promenade. Le programme défini cadrait ainsi les attentes. D’abord, définir un projet favorisant le lien piéton entre la place des terrasses et la place de l’église. Ensuite, maintenir les activités ponctuelles de grande envergure ainsi que du stationnement mais aussi réduire les vitesses de la circulation automobile. Enfin, végétaliser au maximum cette place pour lui redonner un cachet (Villes et Villages Fleuris) tout en tenant compte des capacités d’entretien de la ville dans le cadre d’une gestion différenciée. Le programme prévoyait également une fontaine pour la mise en valeur de la place et supposait de s’inscrire dans les exigences liées au périmètre des monuments historiques.

Le périmètre opérationnel défini par les élus part de la porte Verron, s’arrête à la porte du Mail, comprend l’amorce de la rue de l’échelle. Le projet recompose la place dans sa totalité. La première proposition majeure est d’ordre fonctionnel. Il s’agit de revenir aux usages historiques du lieu. La porte Verron est l’accès principal à la place et la sortie ne peut se faire que par la rue de la Primaudière. Ceci permet de minimiser l’impact des véhicules sur la place. En arrivant par la porte Verron, la nouvelle ambiance s’affiche car la rue, réduite en largeur, est bordée de grands tapis engazonnés et d’ourlets fleuris au pied des façades construites. L’image actuelle très minérale accentuée par un relief prononcé se métamorphose au profit d’un socle vert mettant en scène le parc du Barreau et son mur de clôture. Un système de contre-allée permet d’accéder aux logements dans les usages du quotidien et les gazons renforcés autorisent les stationnements ponctuels nécessaires lors de grandes manifestations. Une fois franchi ce seuil, la suppression des magnolias existant libère le point de vue sur le château. Le tilleul majestueux de l’entrée est un point de repère important qui focalise lui aussi l’attention. La place s’appuie sur une rue qui s’étire d’est en ouest et met en relation la place de l’église et la placette de la société de boule de fort. Cette rue apaisée s’appuie sur une large banquette arbustive fleurie, flanquée de quelques grands arbustes singuliers rappelant le parc boisé en arrière plan. Sur son autre flanc, un large trottoir permet la déambulation tout en tolérant le stationnement épisodique de personnes se rendant à l’église mais aussi des cars touristiques venant visiter le château. Ce trottoir s’étire lui aussi jusqu’à la société permettant de s’y rendre en toute tranquillité. À la croisée de ces deux rues redessinées, le nouvel accès vers le château s’amorce. Il rejoint le muret de pierre bordant la terrasse jardin pour le longer ensuite jusqu’au château et son nouveau parvis. Ce nouvel accès délimite une esplanade minérale accueillant la majorité du stationnement et les manifestations particulières (brocantes, sépultures, concerts…). Ces stationnements sont installés sur un tapis engazonné en pavés joints plantés qui permet d’assurer à la place une esthétique permanente alors que le plus souvent, elle est vide de tout véhicule. Bordés au nord et à l’ouest par de nouveaux massifs arbustifs et fleuris, ils sont traversés du nord au sud par des “agrafes piétonnes” mettant en relation la rue et la terrasse, véritable jardin du château en belvédère sur le Loir. Sur cette même géométrie, trois bassins se succèdent et laissent jaillir des lignes d’eau verticales délimitant le parvis du château à la manière d’une grille d’eau. En s’étirant vers le sud, ils amènent naturellement le visiteur vers le bord de la terrasse et les vues sur le Loir qui coule en contrebas. Cette terrasse jardin est elle aussi entièrement recomposée. L’alignement actuel de tilleuls est doublé de nouveaux tilleuls plantés parallèlement au parapet. Ils délimitent un déambulatoire offrant un point de vue sur le grand paysage et le territoire historique du château, laissant deviner au loin les bois de Chambier. Entre ces deux alignements, trois boulingrins offrent des atmosphères singulières privilégiant la vue sur des ourlets fleuris et les vues latérales vers le château. Ce sont des lieux de pauses qui sont comme des empreintes inscrites dans la place et ses nouveaux jardins. Ils rappellent les tapis engazonnés qui nous accueillent une fois passée la porte Verron. Cette nouvelle géométrie végétale crée la nouvelle unité de la place et sa nouvelle identité. À l’ouest de la terrasse, un massif arbustif planté de bosquets d’arbres assure le lien avec le parc en arrière plan. Ces bosquets cadrent la maison sur laquelle viendront s’adosser les nouveaux toilettes publics de conception plus actuelle et plus fonctionnelle. Enfin, à l’articulation entre le nouveau parvis du château et la place de l’église, un large escalier assure un lien confortable vers l’église. Placé dans son axe, il prolonge naturellement la rue de l’échelle pour la greffer sur la place et affirmer ainsi le lien piéton vers le centre-ville en contrebas.

Photographe : Pierre GRELIER

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