Espace Frédéric Mistral

4 Allée des Baladins, 49000 ANGERS

664

Programme

Restructuration du Foyer de Jeunes Travailleurs Jean Vilar en Hôtel des associations

Concepteurs

  • DCL architectes-urbanistes / Architecte mandataire

Commune

  • ANGERS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville d'Angers

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2019

Surface(s)

SU 3 825 m²

Coûts

4 698 715 € HT (valeur 2018)

Documents

Situé à proximité du quartier de la Roseraie, au sud-ouest d’Angers, l’Hôtel des associations est au cœur d’un îlot d’équipements accessibles à une large partie de la population angevine (ludothèque, bibliothèque et piscine de la Roseraie, centre et collège Jean Vilar, gymnase, commerces de proximité, pharmacie…). Ces équipements créés dans les années 1970 ont fait l’objet d’une importante modernisation. Le bâtiment accueillait autrefois le Foyer des Jeunes Travailleurs et le Relais-Accueil Jean Vilar ainsi que des espaces de stockage utilisés par la municipalité.

Le projet de cet ensemble bâti a pour but la création d’un Hôtel des Associations accueillant 27 associations angevines, une cafétéria, des locaux nomades et des salles de réunions. L’architecture simple de l’existant, en structure béton avec des bandeaux menuisés horizontaux confère une certaine facilité de mise en œuvre pour le traitement des façades. Dans le cadre de l’amélioration de l’enveloppe thermique de l’édifice, une isolation extérieure est mise en œuvre et protégée par des bacs acier noirs qui sont ponctués de zones colorées sur les différentes façades. Cette seconde peau est habillée par un bardage en bois de châtaignier qui permet une occultation partielle des vitrages améliorant de fait la thermique d’été. Les soubassements et le rez-de-chaussée sont en parois minérales résistantes en béton sur isolant extérieur. Ce traitement gomme les bandeaux horizontaux actuels et efface l’empreinte de l’ancien Foyer des Jeunes Travailleurs pour moderniser son image et conférer à sa silhouette urbaine une vision familière et plus accueillante et apporte au bâtiment, une certaine légèreté.

Ainsi, la mixité des usages et des habitants fréquentant l’îlot devient le terreau d’une cohabitation bienveillante autour d’un nouveau totem architectural.

Ilôt JM4a – Sun Garden

Zac des capucins, ilot JM4a - rue Lucie Laboulais, 49100 ANGERS

672

Programme

Construction de 70 logements en collectif et 6 maisons individuelles

Concepteurs

  • Studio d'architecture b. huet

Commune

  • ANGERS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Kaufman & broad

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2019

Surface(s)

SHAB projet : 4 203 m² dont : 493 m² pour maisons individuelles ; 3 710 m² pour collectif

Coûts

5 445 000 €

Documents

Le projet s’implante dans la ZAC des Capucins à Angers. Cette zone a été pensée dans une démarche de développement durable visant à proposer une offre de logements diversifiée et s’organise en bordure de la ZAC. L’opération est largement perceptible depuis différents points de vues environnants notamment depuis le boulevard Jean Moulin et la plateforme du tramway.

Le programme s’organise en 2 entités distinctes : 70 logements collectifs et 6 maisons individuelles. Le volume des logements collectifs s’étire du R+2 au R+5 pour aller chercher la plus grande hauteur sur l’angle remarquable de la parcelle. Il s’articule à partir d’un jeu de pans de façade en interaction avec le contexte immédiat : une façade ”urbaine” le long de la plateforme du tramway, un jeu de masses fermées souligné par un parement brique ; une façade “rustique” le long de la lanière paysagère avec un principe de double peau simple, en bois, poreuse offrant de larges espaces extérieurs intimisés. La confrontation entre les façades urbaines et rustiques génère un jeu de lignes dynamiques qui animera le paysage bâti le long de la lanière paysagère.

Enfin, des façades “domestiques” sur le coeur d’îlot comprenant des volumes simples épurés avec de larges espaces extérieurs ouverts sur les aménagements paysagers prévus dans le cadre du projet, les lignes de garde-corps, traitées en lames de bois en claire-voie viennent souligner délicatement les pleins et les vides.

À l’opposé, la bande de maisons individuelles offre un jeu volumétrique à l’échelle du logement. La juxtaposition des cellules, suivant le relief du site, permet de créer une séquence urbaine soulignée ponctuellement par les ouvertures et des panneaux de bois en claire-voie garantissant l’intimité dans les logements.

Parvis haut et bas de l’Hôtel de Ville

Hôtel de Ville, 49100 ANGERS

683

Programme

Aménagement des Parvis Haut et Bas de l’Hôtel de Ville et recomposition des façades de la Salle du Conseil.

Concepteurs

  • Studio d'architecture b. huet

Commune

  • ANGERS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville d'Angers

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2020

Surface(s)

2 683 m² de terrain

Coûts

2 075 000 € HT

Documents

Le projet de réaménagement présenté vise à requalifier l’espace urbain des parvis haut et bas de l’hôtel de ville afin de restaurer la perspective historique du Jardin du Mail avec la partie ancienne de l’hôtel de ville et de créer une liaison très lisible du parvis bas depuis la nouvelle station de tramway. La composition du projet se base sur les intentions suivantes : créer une continuité du sol entre le parvis bas et la station de tramway ; Instaurer, par la perspective créée depuis l’emmarchement, un dialogue entre le parvis haut et le jardin du mail ; Mettre en scène un parvis haut paysager en accompagnement du parcours d’honneur ; Proposer une continuité morphologique pour intégrer la salle du conseil dans une continuité architecturale des deux parvis renoués. Dans ce projet, le dialogue entre espace public et architecture a veillé à l’équilibre des composantes : un traitement sobre et épuré des parvis pour laisser la primeur de la perspective au bâtiment historique de la mairie. Le souci de cet équilibre se retrouve dans la liaison subtile des différents niveaux qui supporte et intègre ainsi les différentes façades des bâtiments successifs. Détail architectural que souligneront les plus observateurs et qui parachève cette recomposition, une ”correction” dans le détail des menuiseries de la façade du bâtiment historique assurant définitivement la cohabitation entre écriture contemporaine et architecture patrimoniale.

Logements Roi de Pologne

Rue de Quatrebarbes - Rue de Pignerolles - Rue des Dragons, 49100 ANGERS

717

Programme

Réhabilitation de 30 logements en site occupé.

Concepteurs

  • Studio d’Architecture Xavier Gayraud

Commune

  • ANGERS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Angers Loire Habitat

Thèmes

  • Habitat social

Année de réalisation

2020

Surface(s)

SHAB 1 187 m²

Coûts

1 150 000 € HT

Documents

L’opération concerne la réhabilitation énergétique de 30 logements en site occupé dans l’hyper centre d’Angers. Un travail sur la résidentialisation a également été engagé. Construite en 1985, la résidence Roi de Pologne à Angers nécessitait des travaux visant particulièrement à améliorer le confort des résidents et l’esthétisme des façades.

Cet ensemble occupe un grand îlot en plein centre urbain, compris entre les rues de Pignerolles, de Quatrebarbes et des Dragons. Il est également en covisibilité directe avec le Château et l’Hôtel du Roi de Pologne, deux monuments historiques majeurs angevins. Toutes les façades ont été retravaillées afin de ”casser” leur aspect linéaire. Elles étaient également très associées à leur période de construction, avec leurs encadrements autour des baies, les lucarnes triangulaires, les teintes, le dessin des garde-corps, les matériaux utilisés (lambris bois, verre laqué brillant en allèges…) L’objectif était de mieux séquencer les façades, notamment en revisitant le clairis d’ardoise sur certaines trames du bâti. Cette vêture sombre composée d’un calepinage utilisant trois modules différents vient désormais habiller certaines parties des élévations en alternance avec des séquences enduites claires, apportant ainsi contraste et rythme. Des plaquettes de schiste ont été ajoutées en soubassement sur la rue de Pignerolles pour renforcer ce lien au minéral traditionnel de la région et apporter de la qualité au niveau du volume du piéton. Tout comme rue de Quatrebarbes où des murets appareillés en schiste et surmontés d’une grille résidentialisent davantage l’îlot en créant un cadre spatial plus défini à la résidence. Une seule teinte d’enduit a été utilisée sur le corps de façade de façon à gommer les encadrements autour des baies. Des garde-corps en découpe laser motifs pixel ont remplacés les barreaudages verticaux. Enfin, des encadrements métalliques aspect corten viennent donner des petites touches de couleur à la façade.

L’ensemble de ces éléments concourent à redonner un peu de contemporanéité à l’ensemble.

Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers
Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin à Angers

Hall d’accueil Collégiale Saint-Martin

23 rue Saint Martin, 49100 ANGERS

701

Programme

Construction d’un hall d’accueil pour la collégiale Saint-Martin

Concepteurs

  • François TERRIEN - Architecte avec la collaboration de Paul Le Digabel (BIM manager et Architecte)

Commune

  • ANGERS

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Département du Maine-et-Loire

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2019

Surface(s)

SU 65 m²

Coûts

420 000 € HT

Documents

Au terme d’une campagne de travaux de plus de vingt ans et d’un investissement considérable, le département de Maine-et-Loire a pu restituer au cœur d’Angers, un de ses plus anciens et des plus remarquables monuments, la Collégiale Saint-Martin. Gabor Mester de Parajd en conduisit les travaux en tant qu’architecte ACMH. Le monument qui est depuis 2006 principalement dédié à l’évènementiel et à des expositions temporaires d’art contemporain abrite par ailleurs une collection permanente de statuaire angevine des XIVe au XVIIIe siècles et révèle de nombreux vestiges archéologiques des Ve au XVIIIe siècles. En dépit de ses qualités remarquables, la collégiale souffrait d’un manque de visibilité et de dispositions peu adaptées à sa nouvelle fonction muséale. L’édifice paraissant toujours fermé, une partie des visiteurs potentiels s’en détournait. La billetterie, l’espace d’accueil et de médiation, et la boutique occupaient de façon incongrue une partie de la nef.

Le projet présenté, est de facture très contemporaine et de taille très modeste par rapport à l’ensemble. Il s’assume comme un projet d’accompagnement et propose simplement d’entrer dans la Collégiale. Il couvre une partie du parvis mais demeure une partie de celui-ci. Il exprime un esprit d’accueil et d’ouverture mais aussi entend avoir une fonction de médiation vers l’espace muséal. En entrant, le regard est attiré vers le haut et on se voit marcher au plafond. Comme on marchera un peu plus loin au ciel des vestiges découverts sur le site et visibles au travers de fenêtres archéologiques pratiquées dans le sol de la Collégiale. Le plan miroir au plafond donne l’impression d’une salle de onze mètres de haut qui annonce la monumentalité de la nef du XIe siècle. La hauteur de onze mètres est vraie optiquement parlant mais est fausse géométriquement. C’est vrai et c’est faux. Tout comme la nef du XIe est vraiment du XIe dans ses formes, implantation et proportions mais a été reconstituée à 80% au XXIe. Un marquage discret le rend visible au visiteur attentif. Roland Barthe dit “l’histoire est de l’oubli partagé”. L’histoire, l’archéologie, la reconstitution, les monuments parvenus jusqu’à nous, témoins directs ou reconstitutions partielles, sont toujours le fruit d’interventions successives au cours des siècles. Cumulatives, contradictoires, destructrices, elles sont regardées et comprises par nous depuis là où nous nous trouvons. Le miroir tendu vers le visiteur fait aussi allusion à la dimension narcissique qu’a le regard porté sur sa propre histoire. Quel angevin ne s’est pas enorgueilli des heures de gloire des Plantagenêt ?

Interroger tout cela n’est pas forcément prétendre apporter des réponses mais inviter au questionnement, éveiller en même temps que l’esprit critique, la curiosité, aiguiser l’œil et l’esprit, donner du sens mais aussi donner à chercher le sens.