Maison Port de l’Ancre

Rue du Port de l'Ancre, 49000 ANGERS

726

Programme

Construction d’une maison individuelle autour d’un pavillon et d’un fusain du Japon existants

Concepteurs

  • Sabh (Studio d’architecture bruno huet)

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privé

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2018

Surface(s)

194 m² SP

Coûts

Privé

Documents

La poésie du lieu se révèle par l’architecture… Cette histoire commence par un coup de cœur, celui de Geneviève et Lionel pour cette “dent creuse” de la rue du Port de l’Ancre. Sous le charme de la gloriette et de l’arbre qui y trône, le couple décide d’investir le lieu pour en faire un projet de vie. Cette histoire se prolonge d’une rencontre. Leur ami Architecte des Bâtiments de France Dominique LATRON leur conseille le Studio afin d’appréhender le lieu de manière contemporaine. C’est l’ambition de Geneviève et Lionel. Elle est comédienne, lui plus artiste “plasticien” qu’avocat bien qu’amoureux des mots et des belles histoires. Sublimer la poésie du lieu par l’architecture, tel est l’exercice qui nous est proposé. Leur premier sentiment est de conserver ce qui constitue le charme du lieu tout en investissant la dent creuse. “Une stratégie d’effacement à la japonaise” va se révéler… convaincante et contextuelle, l’arbre n’est autre qu’un Fusain du Japon… La seconde intuition tend vers une continuité urbaine des héberges couronnant une stratification verticale de l’espace à investir. L’espace se dilate verticalement pour mettre en scène le Fusain du Japon de l’extérieur comme de l’intérieur, comme un tableau végétal permanent et réversible. Une écriture minimaliste de bois et de métal va permettre un dialogue entre la gloriette, la silhouette de l’arbre et l’extension à opérer… La gloriette s’impose comme l’entrée principale de la maison et sera rénovée à l’identique de l’existant, strictement. Cette opération chirurgicale va donc se développer de manière verticale en se connectant à la gloriette et organiser une double hauteur des pièces de vie principales ouvertes sur la terrasse, elle-même investie du Fusain du Japon. Un espace bibliothèque va occuper cette double hauteur comme un palier intermédiaire de l’escalier qui s’inscrit dans la continuité de la Gloriette. L’atelier des époux couronnera ce dispositif avant de s’inscrire comme un “roof top” ouvert sur la ville depuis le plancher haut. Cette morphologie verticale revêt un enjeu majeur, celui de l’escalier qui va desservir chaque espace. Il sera vitré de haut en bas tel une faille de lumière qui inonde la maison d’une lumière douce et diffuse… Mais cela ne suffit pas… Lionel a une vision comme une installation : un led sinusoïdale va magnifier l’escalier vertical et le transformer en une œuvre du propriétaire. Verte la nuit, elle se joue du Fusain dans un rapport plastique qui révèle l’architecture du lieu dans toute sa dimension organique et fusionnelle. La poésie du lieu se révèle alors un peu plus…

Photographe : Patrick Miara

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